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MARCORY : RAOUL ABY FAIT LE CHOIX DU DÉVELOPPEMENT À VISAGE HUMAIN

À l’heure où les opérations de déguerpissement en Côte d’Ivoire suscitent souvent de vives critiques en raison de leur caractère jugé brutal et parfois déconnecté des réalités sociales, la commune de Marcory semble expérimenter une approche différente sous l’impulsion de son maire, Raoul Aby. Une méthode qui privilégie le dialogue, la concertation et la pédagogie, illustrant ce que certains observateurs qualifient désormais de « développement à visage humain ».

Dans plusieurs localités du pays, les déguerpissements sont régulièrement perçus comme des actions autoritaires, menées sans concertation suffisante avec les populations concernées. Ces opérations, bien que souvent justifiées par des impératifs d’aménagement urbain, laissent parfois derrière elles frustration et incompréhension.

Pour une meilleure compréhension des actions

À Marcory, l’approche adoptée par le premier magistrat de la commune se distingue. Même face à l’occupation illégale du domaine public, la municipalité privilégie d’abord la sensibilisation, les échanges avec les occupants et les mises en demeure, avant toute intervention coercitive.

Cette démarche traduit une philosophie de gouvernance qui place l’humain au cœur de l’action publique. Une posture qui rejoint la pensée de Jean-Jacques Rousseau, pour qui « le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir ».

Cette vision s’est récemment illustrée lors des États généraux de la qualité du cadre de vie organisés à Marcory. Loin d’une gouvernance verticale, cette initiative a permis d’associer habitants, leaders communautaires, jeunes et acteurs locaux à la réflexion sur les solutions à apporter aux défis urbains de la commune.

Pour de nombreux participants, cette concertation traduit une volonté politique de construire la modernisation urbaine avec les populations, et non contre elles. Une démarche qui rappelle la pensée de l’ancien président sud-africain Nelson Mandela, qui estimait qu’un bon dirigeant doit favoriser le débat pour rapprocher les positions et renforcer la cohésion.

Au-delà de l’aménagement urbain, cette gouvernance repose sur une conviction essentielle : le développement n’a de sens que s’il améliore concrètement les conditions de vie des citoyens. Une idée défendue par l’économiste et philosophe Amartya Sen, pour qui le développement consiste à élargir les libertés réelles dont jouissent les êtres humains.

À Marcory, cette vision semble prendre corps à travers une politique fondée sur l’écoute, la proximité et la prise en compte des réalités socio-économiques des populations. Ici, le développement n’apparaît pas comme une mécanique administrative froide, mais comme un processus inclusif visant à embarquer les citoyens dans la transformation de leur cadre de vie.

En conciliant modernité et humanisme, fermeté et dialogue, la commune affirme progressivement sa singularité dans le paysage communal ivoirien. Une approche qui renforce l’image d’un maire proche de ses administrés, attentif aux réalités quotidiennes et soucieux d’inscrire son action dans une logique de paix sociale et de progrès partagé.

Pour de nombreux habitants, cette gouvernance de proximité fait aujourd’hui de Raoul Aby une figure politique en phase avec les aspirations locales. À Marcory, disent-ils, « c’est Aby Raoul qu’on connaît, parce qu’il connaît et vit nos réalités ».

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