Alors que leurs sœurs des autres villages ébriés sont célébrées et bénéficient de nombreux présents à la faveur de la fête des mères, les femmes d’Akandjé, elles, restent les mains nues depuis plusieurs années. Ces braves guerrières du tout premier village Ebrié reconnues pour leur courage, leur engagement social et la qualité de leur Attiéké n’ont pas voulu rester, cette fois-ci, en marge de la célébration de la fête des mères.
Après une année de dur labeur, elles ont décidé de marquer un arrêt pour briser l’oubli.
Rompant avec la routine, elles se sont organisées elles-mêmes pour célébrer leur journée, celle qui leur est dédiée chaque année. Cette commémoration s’est déroulée, ce dimanche 7 juin 2026, sous une fine pluie, perçue par toutes comme un signe de la faveur divine.

Au cours de cette rencontre festives, les femmes d’Akandjé, toutes belles et vêtues de leurs plus beaux uniformes, n’ont pas reçu de présents, pagnes, mixeurs, bouteilles de gaz ou ventilateurs comme à Songon-Kassemblé et autres, mais elles étaient heureuses. Elles ont dansé, chanté et mangé ensemble dans une ambiance aux sons de la Fanfare de l’église du village.
La Présidente Akosso Eugénie s’est félicitée de la mobilisation des femmes et exhorté les bonnes volontés à leur venir en soutien, l’année prochaine. Elle n’a pas manqué de saluer le soutien de deux cadres issus des villages voisins qui ont choisi de garder l’anonymat.
Léon SAKI




