Lors de l’Assemblée Générale Ordinaire de la Mutuelle de Développement de Songon Agban Attié 2, le Professeur Yapo Esaïe, porte-parole du Conseil des Sages, a lancé un appel vibrant au Préfet d’Abidjan concernant le climat social tendu dans le village. Il a soulevé de graves interrogations sur la situation judiciaire de l’ancien chef et sur le calendrier de la consultation populaire.
Le Professeur Yapo Esaïe a d’abord pointé du doigt l’absence de mesures restrictives à l’encontre de l’ancien chef du village, Loba Moussan Barnabé. Ce dernier est pourtant poursuivi par le Pôle Pénal Économique d’Abidjan pour abus de confiance (portant sur une estimation provisoire de plus de 2,7 milliards de Fcfa) et blanchiment de capitaux, et a été condamné à 12 mois de prison assortis d’une amende de 50 millions de Fcfa. L’universitaire s’étonne que ce dernier, malgré ses condamnations, soit libre de ses mouvements.
Par ailleurs, l’autorité coutumière a interpellé l’administration préfectorale quant à la reprise de la consultation populaire. La chefferie de Songon Agban Attié 2 fait l’objet d’une longue bataille juridique.

Cette tension a été exacerbée par une décision du Conseil d’État rendue le 12 novembre 2025, qui a annulé l’arrêté de nomination d’un nouveau chef, N’Cho Jérôme Atsé, pourtant soutenu par toutes les institutions officielles du village notamment le Nanan, le Conseil des Sages, la Mutuelle, l’association des femmes et l’association des jeunes. C’est alors que le Préfet a prévu une Consultation Populaire le 04 avril 2026 dans le strict respect des Us et Coutumes du village, pour le retour à la normale. Malheureusement cette activité de l’administration a été empêchée par les partisans de l’ancien chef.
Face à cette impasse, le Professeur Yapo Esaïe demande une clarification urgente de la part des autorités compétentes pour ramener la paix et la cohésion sociale au sein de la communauté. Selon lui, si une consultation populaire avait déjà été programmée, et par la suite empêchée, il n’y a pas de raison qu’elle ne soit reprogrammée. Pourquoi, après trois (3) mois, la consultation populaire tarde? Voici la question que se pose l’universitaire qui en partie est adressée au Préfet d’Abidjan, Andjou Koua.
Léon SAKI