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Côte d’Ivoire – Poids de la dette: Et c’est devenu le travail de Pénélope.

Prévue initialement pour 2020 et 2022, puis 2025 et fin 2026, début 2027, l’entrée en service du train urbain d’Abidjan est maintenant annoncée pour fin 2028, début 2029.
Ce projet ambitieux de plus de 327 milliards de FCFA a été raflé par de grands groupes français (Bouygues, Colas Rail, Alstom et Keolis, filiale de la SNCF) après l’éjection des entreprises sud-coréennes Dongsan Engineering et Hyundai Rotem.
C’est le 30 novembre 2017 que les présidents Alassane Ouattara et Emmanuel Macron ont procédé au lancement des travaux de la ligne 1 du métro de surface, à Abidjan-Treichville. Long de 37 kilomètres, il traverse Abidjan d’Anyama, au nord, à Port-Bouet, au sud, pour fluidifier le transport.
Mais la mise en fonctionnement du tramway va de report en report, car il est financé à 100% par la France. Or, ce pays, « au bord du surendettement, » selon les propos de l’ancien premier ministre François Bayrou, accumule un déficit public d’environ 160 milliards d’euros, qui représente plus de 110% du PIB.
L’Hexagone n’a donc pas les coudées franches. C’est aussi le cas de la Côte d’Ivoire. Malgré des statistiques flatteuses, le pays est sans ressources propres pour le financement de ses projets d’envergure comme le Bus Rapid Transit (BRT), qui roule aussi sous le poids de la dette.
Ce chantier titanesque fait partie du Projet de mobilité urbaine d’Abidjan (PMUA). Il doit relier Yopougon, à l’ouest, à Bingerville, à l’est, sur près de 20 kilomètres. Ce mastodonte des routes, déjà en circulation à Dakar, au Sénégal, depuis mai 2024, mesure près de 20 mètres et, tout électrique, doit circuler sur des voies dédiées.
Son coût est de 316,827 milliards de FCFA supporté à presque 100% par les bailleurs de fonds et le secteur privé; la part de l’État ivoirien, 5,943 milliards de FCFA, ne représentant que 0,018% du montant total. Il doit être livré en 2017, à l’exclusion des incertitudes du marché.
Malgré cette volatilité, le chef de l’État ivoirien est resté hors sol durant la campagne électorale pour la présidentielle du 25 octobre 2025. Il a fait annoncer, non seulement une ligne TGV reliant Abidjan-Yamoussoukro, mais le début imminent des travaux pour accélérer ce qui n’a jamais commencé : le transfert de la capitale.
Le budget de 734,442 milliards de nos francs pour les projets routiers en 2026 a répondu. Aucune ligne n’est prévue. Et ce gigantesque projet, qui nécessite la réalisation de nombreux autres paramètres dont la puissance électrique, risque de connaître le sort du rêve caressé par Félix Houphouët-Boigny en 1978: le métro à Abidjan en 1990. La saint glinglin.
F. M. Bally

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