ALERTE NEWS – Pour bien vous informer

Abatta: Djomo Yacinthe, la résilience d’un LEADER au service de sa communauté et de son village

Toute existence, toute âme humaine, si on les étudie avec exactitude, offre de beaux modèles, mais l’existence d’un grand homme offre toujours et encore plus’’, disait André Maurois. Voilà une assertion qui rime bien avec la vie du Chef Djomo Yacinthe Cristal Méval, l’ancien Chef du village d’Abatta dont le passage à la tête de cette bourgade continue de séduire les cœurs.

Bien nombreux sont les Ivoiriens qui ont connu, par le biais de la crise de chefferie, cette tête couronnée mais bien peu son ceux qui connaissent le sacrifice personnel et la résilience de ce brillant intellectuel, militant du PDCI-RDA qui a permis de ramener la paix et la cohésion dans le village d’Abatta.

Djomo Yacinthe Cristal Méval est le Directeur Général de l’entreprise Négoce Immobilier Consulting spécialisée dans le foncier et la mise en relation d’affaires. Diplômé d’une importante école de commerce d’Abidjan et des universités du Maroc, il a été choisi par sa génération, selon les Us et Coutumes, à prendre la tête du village alors qu’il se trouvait hors du pays.

 

Directeur Général de Négoce Immobilier Consulting

Son humilité, sa courtoisie, sa générosité, son respect à l’égard des autres, son engagement spirituel, son sens élevé du partage, son charisme, son éloquence, son amour pour sa communauté, son attachement à sa culture et sa culture du développement sont autant de valeurs qui ont milité en faveur de son choix, le choix du cœur et de la raison.

Avec lui, Abatta a rapidement retrouvé sa stabilité après une période d’affrontements qui a vu les dissidents chassés du village.

Djomo Yacinthe s’est alors établi comme un véritable Chef, adulé et respecté pour toutes les valeurs qu’il incarne et sur la base desquelles il fonctionnait. Il prenait part à toutes les activités des chefs traditionnels Atchans et recevait les civilités des plus hautes autorités du pays. Il avait la légitimité mais il n’avait pas la légalité administrative qui donne droit à la signature. Pour l’obtenir, il fallait faire annuler l’arrêté abusivement attribué par l’autorité préfectorale à Abito Joseph. C’est ainsi qu’il attaqua au Conseil d’Etat ledit document.

Malheureusement le verdict rendu le mercredi 31 juillet 2024 ne correspondra pas au résultat attendu. L’arrêté du Chef Abito Joseph est confirmé, contre toute attente, par la juridiction administrative suprême.

A ce sujet, un haut responsable préfectoral qui représente encore l’administration ivoirienne auprès des instances internationales nous faisant une confidence, exprimait son étonnement. “ Connaissant parfaitement le dossier, pour moi, l’arrêté d’Abito n’a pas été annulé juste pour réparer l’injustice commise à Adjamé-Bingerville qui a vu l’annulation de l’arrêté d’Awaka. En vérité, si un arrêté méritait d’être annulé parmi les deux cas, selon le droit, c’est celui d’Abito Joseph”.

Djomo Yacinthe Cristal Méval – Un cadre au service de son village

Face à cette injustice observée, le Chef Djomo Yacinthe Cristal Méval ne se rebellera pas. Respectueux des lois de son pays, il décida de se retirer et de restituer sa couronne. Mieux, il choisit de prendre part aux pourparlers internes entreprises par le Général Appalo, depuis longtemps entamées par le Maire de Bingerville et son Sous-préfet, dans l’intérêt supérieur du village, malgré les menaces de ses propres partisans, le traitant ainsi de tous les noms. Malgré tout, l’homme ne se détournera pas de cet objectif visant à ramener la paix dans son village, et il accepta le partage du pouvoir. Dans ses résolutions (le partage du voir), il est indiqué que Joseph Abito est accepté comme Chef du village et Djomo Yacinthe Cristal Méval obtient les postes de Président du Foncier et de Trésorier.

Il convient de rappeler que Djomo Yacinthe Cristal Méval reste, sans coup férir, un modèle d’intelligence; le plus accomplis de toute l’histoire du village pour la grandeur de sa générosité et son humanisme condescendent dont les limites sont sans étendues.

Durant tout son mandat à la tête du village, l’homme a usé de ses relations pour permettre à de nombreux jeunes du village d’accéder à l’emploi, dans l’armée, la police et la gendarmerie. Il s’est investi financièrement pour aider les femmes et les personnes âgées, chaque année, alors qu’il n’avait pas la signature. Ce qui lui vaut le respect et la notoriété dont il jouit dans l’écosystème Atchan.

2028, c’est demain!

Par Léon SAKI

 

Lire le précédent article

SONGON-KASSEMBLÉ: la diplomatie payante du Préfet d’Abidjan, un coup de maître qui peut sauver les villages Atchan.

Les plus populaires