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Abobo-Baoulé: Akré Marc Nandjui toujours à la barre fait des précisions importantes face aux rumeurs

Depuis la sortie de la grosse de l’arrêt du Conseil d’Etat relatif à l’annulation de l’arrêté préfectoral attribué au Chef Akré Marc par le Préfet d’Abidjan, les tensions au sein du village ont commencé à ressurgir dans le paisible village d’Abobo-Baoulé. Beaucoup sont à se demander pourquoi une telle décision au moment où le village connaît une accalmie prolongée voire une paix définitive? Le Nanan ou un simple natif a-t-il le droit de traduire un Chef du village établi par les Us et Coutumes et dont le pouvoir a été entériné par un arrêté, devant les juridictions? Pourquoi le Conseil d’Etat ne tient-il pas compte de l’implosion sociale que peuvent susciter ses décisions? Le Conseil d’Etat a-t-il compétence de s’ingérer dans les affaires coutumières? Face à cette situation, quelle attitude à tenir?

C’est pour répondre à toutes ces préoccupations et à certaines rumeurs relatives à supposée fin de mandat du Chef du village que l’honorable Akré Marc Nandjui et sa notabilité ont choisi d’animer une conférence publique ce dimanche 8 février 2026 au Palais de la Chefferie. Les villageois n’ont pas boudé l’événement. Ils se sont déplacés massivement pour écouter celui qu’il ont choisi pour tenir leur destinée. En présence de toutes les instances dirigeantes du village, le Chef Akré Marc a d’entrée salué la forte mobilisation et reconnu que cela dénote de leur soutien indéfectible et de l’intérêt que ceux-ci accordent à la marche du village.

Le Chef du village  a rappelé qu’en principe, les arrêts du Conseil d’État, juridiction suprême administrative, sont définitifs et revêtent l’autorité absolue de la chose jugée. Ils ne peuvent pas faire l’objet d’un appel. Cependant, une annulation est exceptionnellement possible via des recours spécifiques comme la révision pour des pièces fausses ou décisives omises ou le recours en rectification d’erreur matérielle. Dans le cas d’Abobo-Baoulé, il y a effectivement recours en rectification d’erreurs matérielles liées aux personnes qui se sont constituées parties civiles.

Il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter face à la situation, parce que l’arrêt ne met pas fin de facto aux fonctions du Chef du village. L’arrêt annule un arrêté mais les coutumes continuent d’exister, la loi coutumière n’a pas été abrogée. C’est pourquoi, il a appelé au calme.

“Le Conseil d’Etat est une juridiction de notre pays qu’il faut respecter. Avant tout, nous sommes républicains et devons tous nous soumettre aux décisions de la loi. Je me soumets à la loi parce que j’aime mon pays. C’est parce que j’aime mon pays que durant les élections, j’ai sensibilisé les populations sur la nécessité de la paix et de la cohésion. Même si je ne suis pas d’accord avec l’arrêt du Conseil d’Etat, je me dois de le respecter. Et puisqu’il y a la possibilité de recours, je l’ai demandé à mes avocats.

Vous voyez bien que la paix était revenue dans notre village et de nombreux frères ont commencé à s’aligner quand cette décision est venue. Et voilà que quelque personnes ont repris les agitations. Je vous invite à ne pas céder aux provocations. Ecoutons notre administration. C’est elle seule, avec le Préfet d’Abidjan, qui tracera la suite”, a conclu le Chef Akré Marc Nandjui.

De nombreuses personnes ont proposé de répondre aux provocations, quand d’autres demandaient à les déloger. Mais le Chef est encore intervenu avec fermeté pour dire non à la violence.

Léon SAKI

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