Par Léon SAKI
Est-il encore nécessaire de rappeler cette folle histoire d’infidélité et de prostitution qui frappe l’église évangélique notamment la Mission Faiseur de Disciples (MFD)? Tout le monde la connait. Il est désormais connu de tous qu’un certain pasteur Axel Levi a avoué avoir sombré dans la dépravation sexuelle à l’échelle de l’inimaginable. Pour en arriver là, il a fallu une bagarre entre lui et certains maris cocufiés, en plein culte.
Aujourd’hui, cette triste actualité est marquée par la confession publique de ce pasteur et de sa femme qui ont demandé pardon. Ils reconnaissent le tort qu’ils ont causé au corps du Christ, à l’Eglise et aux victimes.
Et c’est justement sur cette fameuse repentance d’un couple sexuellement dépravé que nous allons nous attarder.
En effet, dans une vidéo réalisée, quelques jours seulement après avoir été démasqués, Axel et sa femme, à travers une lecture théâtrale et coordonnée depuis leurs portables, se sont à nouveau repentis. Ils ont avoué leur forfait tout en indiquant les raisons profondes de cette déchéance morale. L’infidélité envers l’un et l’autre en est la conséquence, selon eux. Et celle-ci tire sa source depuis des lustres.
La femme a choisi de tromper son mari qui la trompe, et le mari a décidé de se venger de l’infidélité de sa femme. Un ping-pong sexuel des temps nouveaux. En fin de compte, cette guerre conjugale discrète devenue un véritable régal sexuel des deux parties, s’est transportée dans leur entourage immédiat: les fidèles du Ministère, les amis etc.
Pendant ce temps, le pasteur est vénéré et adulé surtout qu’il est bon chanteur et éloquent. Il impose ses mains imbibées des odeurs intimes sur les pauvres têtes de ses fidèles; il baptise, oint, béni et proclame des évangiles, des commandements auxquels lui-même ne croit pas. Y-a-t-il eu des viols, pour l’instant, aucune mariée ne prendra ce courage pour venir l’avouer.
Dans un scénario digne d’une comédie musicale, les deux artistes jouent des partitions bien écrites, bien pensées en vue de susciter des émotions, des compassions, des pardons. Et cela a bien marché chez les Moutons Bêhêê qui évoquent l’article 7 de Mathieu à son alinéa 1 à 5.
Au nom de ce verset, est-il juste de plonger le corps du Christ, l’Eglise toute entière dans la tourmente, pour un seul homme?
Le Christ, père du christianisme a dit «que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre». S’il ne condamne pas la personne, il pose une exigence de transformation morale : « Va, et ne pèche plus » (Jean 8:11). Mais combien de fois ce pasteur a-t-il continué d’être infidèle et impudique? Des dizaines de fois. Et avec qui? Les femmes mariées de son église et parfois des prostituées.
Revenons-en à l’examen comportemental de l’individu. Dans une vidéo publiée bien avant l’éclatement du scandale, il avoue lors d’une émission avoir plusieurs fois chuté et informé son père spirituel à ce sujet. Et chaque fois, il a fait l’objet de délivrance mais n’a cessé de rechuter. C’est un aveu grave que vient corroborer l’éclatement de cette affaire. Axel Levi est en réalité un récidiviste notoire en la matière. Ce n’est pas une fidèle ou deux ou trois. Mais des dizaines de femmes en peu temps. C’est un psychopathe sexuel et non un pasteur. (une dédicace spéciale à ceux qui le défendent). Il se sert de cette qualité pour atteindre des objectifs précis que lui seul sait.
L’Eglise doit se défaire de tout ce qui la rétrograde et l’avilit. Son image n’est plus digne d’être associée à celle de l’Eglise.
Le deuxième fait comportemental qui indique que l’homme est un inconverti, c’est sa réaction en plein culte quand il a été attaqué par une victime. Tous ceux qui ont regardé la vidéo, découvrent un pasteur qui se lève avec colère de son siège en plein culte comme un loubard, se retrousse les manches pour en découdre avec son agresseur. Ce simple geste suffi pour connaitre la décadence morale de l’individu.
En définitive, il faut encore du temps, oui du bon temps pour que Axel Levi reprenne le pupitre pastoral.